Putto et casque


Florentin Damoiselet (1644 - 1690) & Claude Huilliot (1632 - 1702)

« Amour avec guirlandes de fleurs, tambour et casque »

Huile sur toile de DAMOISELET et HUILLIOT 1683-84 - Inv. 2000.4.1

Damoiselet, peintre décorateur, travailla essentiellement au château de Marly. Avec Poisson et Lefèvre, il intervint aussi dans la peinture des menuiseries des murs du château. Huilliot, quant à lui, exerça son talent plutôt dans l'appartement du roi à Versailles dès 1669, avec des natures mortes, des fleurs, des paysages.

D'après les inventaires de Paillet et de Bailly, le tableau du musée de Marly se trouvait dans les appartements hauts du château, et en dessus de porte selon la coutume.

L'iconographie du tableau est très lisible : la luxuriance des fleurs, la fraîche sensualité du "Putto" ou de l'Amour renvoient à l'opulence du royaume, tandis que le tambour, l'épée, le casque, le gantelet d'armes évoquent bien évidemment la guerre. La guerre est donc légitimée par la poursuite de la paix qui ramène l'abondance.

Les natures mortes, encore considérées au XVIIème siècle dans la hiérarchie des catégories de peinture comme un genre inférieur, s'enrichissent de représentations mythologiques, de statues, de paysages même. Appréciés par le souverain et le public, les peintres de fleurs de l'époque font de belles carrières ; leurs oeuvres figurent au salon.

Damoiselet, peintre décorateur, travailla essentiellement au château de Marly. Avec Poisson et Lefèvre, il intervint aussi dans la peinture des menuiseries des murs du château. Huilliot, quant à lui, exerça son talent plutôt dans l'appartement du roi à Versailles dès 1669, avec des natures mortes, des fleurs, des paysages.

D'après les inventaires de Paillet et de Bailly, le tableau du musée de Marly se trouvait dans les appartements hauts du château, et en dessus de porte selon la coutume.

L'iconographie du tableau est très lisible : la luxuriance des fleurs, la fraîche sensualité du "Putto" ou de l'Amour renvoient à l'opulence du royaume, tandis que le tambour, l'épée, le casque, le gantelet d'armes évoquent bien évidemment la guerre. La guerre est donc légitimée par la poursuite de la paix qui ramène l'abondance.

Les natures mortes, encore considérées au XVIIème siècle dans la hiérarchie des catégories de peinture comme un genre inférieur, s'enrichissent de représentations mythologiques, de statues, de paysages même. Appréciés par le souverain et le public, les peintres de fleurs de l'époque font de belles carrières ; leurs oeuvres figurent au salon.

Auteur | Florentin Damoiselet (1644 - 1690) & Claude Huilliot (1632 - 1702)